Le même au même, le 13 janvier 1685 (ibid., p
l'affirme. Son Éminence écrivit le 27 janvier 1685 à ouis XIV: « On m'a dit que la publication du livre de Maimbourg et les craintes que le nonce continue de donner de l'assemblée prochaine ayant réveillé les esprits, le pape a consulté quelques cardinaux, savoir, Casanata Azzolin et Ottobon, et un autre homme qui n'est pas de leur rang; que leurs avis avaient été différents, celui de Casanata plus modéré, les autres plus durs; que le pape, les ayant entendus, avait été d'un autre sentiment L. »
Le 2 février, le duc d'Estrées eut audience du pape. « Sa Sainteté, dit-il, me parla avec indignation du livre du sieur Maimbourg; qu'elle s'étonnait extrêmement que l'on eût permis qu'il l'eût dédié à Sa Majesté, et qu'il ne méritait pas que l'on y répondit. C'est apparemment qu'on aurait bien de la peine à le faire2. » Ce dernier trait ne manque ni de malice ni d'exactitude; les théologiens de la curie, cependant d'ordinaire assez audacieux, ne se sentaient pas alors de taille à lutter victorieusement sur ce terrain. Cependant, le 10 avril suivant, le cardinal d'Estrées dépêcha à Louis XIV : « J'apprends que Scelestrat prépare une réponse fort aigre au livre de M. Maimbourg. Je doute qu'elle soit aussi forte de raisons que d'invectives. On le menace aussi d'une rigoureuse condamnation3. »
Celte condamnation eut lieu en effet. Le cardinal en envoya le récit suivant au roi, le 22 mai : « Il y a quelques jours que la même congrégation qui fut assemblée pour les livres du Père Alexandre se trouva chez le cardinal Ottobon, à la réserve du cardinal Lauria, qui est allé à la campagne. J'ai appris par le canal accoutumé du Père Peyra et du commissaire du saint office le détail de ce qui s'y est passé. On lut pour la forme quelques vœux des docteurs commis pour l'examen du livre de Maim-