‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 135 sur 373 · Jèid.,t.CCXCin, p · texte numérisé non relu

Jèid.,t.CCXCin, p

bourg. Ils parurent au commissaire assez modérés, à la réserve de celui de l'augustin Vanek, toujours également déchaîné sur ces matières et contre la France. On agita si on déclarerait hérétique la proposition de ce livre, où il dit, appuyé sur un passage de saint Augustin et de saint Cyprien, que saint Pierre avait agi contre la vérité, lorsque, contre l'avis de saint Paul, il permettait et pratiquait dans Antioche les cérémonies judaïques et les usages de la loi... L'on penchait assez à condamner la proposition; mais l'un des cardinaux, apparemment Casanata, ayant représenté qu'il fallait plutôt éviter les engagements que de les accroître, on jugea à propos de n'y pas toucher, et l'on conclut enfin que ce livre serait condamné par un bref semblable à celui du Père Alexandre et avec la même rigueur et les mêmes clauses. » L'assesseur du saint office en ayant rendu compte au pape, celuici, ce sans s'émouvoir, dit simplement qu'il fît exécuter cette résolution. » Depuis sept ou huit mois, Sa Sainteté n'assistait plus à la congrégation du saint office1.

Le bref de condamnation parut à Rome le 4 juin, signé I. G. Slusius 2 ; il frappe la seconde édition, de 1685. On le fit afficher aussitôt « dans les lieux publics 3. » En octobre, le bruit courut à Rome que cet ouvrage de Maimbourg serait traduit en italien et imprimé à Venise, et le pape en témoigna de l'irritation4. Le 8 août 1686, dans une audience accordée au cardinal Rospigliosi, Sa Sainteté prononça ces expressions dédaigneuses : « Quel herelico di Maimbourg e quel d'Alessandro5! » Ce dernier était le célèbre historien Noël Alexandre, dont la condamnation fera le sujet du chapitre suivant.

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