‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 139 sur 373 · Dépêche du 18 avril 1684 (ibid., p · texte numérisé non relu

Dépêche du 18 avril 1684 (ibid., p

absolument les 40e et 12e tomes1 et suspendre les autres, donec corrigantur; mais il ne sait si ce sera pwVindice, par un décret du saint office ou par un bref. » Ce Père Bianchi et le commissaire du saint office s'opposaient, comme il a déjà été dit, à ce que l'on censurât la doctrine contraire à l'infaillibilité du pape2. Le 24 mai eut lieu une congrégation particulière pour entendre le rapport des consulteurs. C'est Casoni qui les avait fait nommer, à savoir : « Cet augustin Vanec si fameux par sa fureur contre la France, un autre augustin qui paraissait plus modéré, le Père Bianchi et un théàtin d'une capacité médiocre; les cardinaux étaient Ottobon, Azzolin, Casanata, Lauria et Capisucchi. » Le cardinal d'Estrées « parla fortement au cardinal Cibo et aux deux cardinaux moines et théologiens (Lauria et Capisucchi) des inconvénients que la censure d'un livre si accrédité pourrait causer » ; mais il n'espérait pas l'empêcher. « Je sais, dit-il, que la cabale a machiné depuis longtemps et agité encore si l'on ne pourrait pas noter les propositions en particulier. Elle prétendrait en tirer un grand avantage et se venger de celles du clergé, en censurant dans le Père Alexandre une doctrine toute pareille. J'ai lieu de croire toutefois que ce projet ne réussira pas et que mes diligences l'empêcheront... Le cardinal de Gravine étant arrivé ici depuis peu de jours et se déclarant grand estimateur du Père Alexandre, religieux de son ordre, je l'ai excité d'agir en sa faveur. Il en a parlé a quelques-uns. Il entre de luimême dans toutes mes vues, et croit que cette matière a plus besoin de silence que de discussion. Nous sommes convenus qu'il dirait au cardinal Altieri de proposer à Casanata que, si l'on ne pouvait garantir tout à fait cet ouvrage, on se renfermât au moins au suspendatur donec corrigatur, et que cette manière était d'autant

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