‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 147 sur 373 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4. Le cardinal d'Estrées au roi, le 18 novembre 1684 (ibid., t. CCXCIII, p. 66-71).

la faculté de théologie de Paris. Le général n'en a pas encore écrit, connaissant bien le préjudice que sa religion recevrait en France si elle perdait cet avantage... Mais le pape persiste... de sorte qu'il sera contraint d'en écrire l. » Les deux premiers mois de 1685 se passèrent dans le silence ou plutôt dans l'examen secret des nouveaux volumes. Le cardinal d'Estrées écrivit au roi le 22 mars : « On tint la semaine passée une congrégation sur les nouveaux livres du Père Alexandre chez le cardinal Ottobon. Il fut résolu qu'on les condamnerait par un bref aussi rigoureux que le précédent; on ne lut pas seulement le jugement que les qualificateurs en avaient fait, et on le condamna, pour ainsi dire, sur Vétiquette du sac, à la même peine. Le commissaire du saint office, qui ma- l'a fait savoir confidemment, m'a dit qu'on y disputa longtemps si on ne l'excommunierait pas, si on ne lui ôterait pas l'habit, et si on ne le déclarerait pas, ou lui ou son livre, hérétique, parce qu'il traitait d'erronées les opinions contraires aux siennes sur l'affaire de Boniface VIII ; et que cependant la crainte seule des embarras et de l'impossibilité de soutenir tant de choses avait fait évanouir toutes ces vaines propositions. Par là, Votre Majesté peut juger que la mauvaise volonté et le ressentiment sont toujours égaux et quel est l'unique moyen de les arrêter2. » Le 3 avril, Son Eminence ajouta : « Le prieur des dominicains de Paris recevra, par cet ordinaire ou par le prochain, un ordre que le pape a commandé à son général d'envoyer contre le Père Alexandre, par lequel il ordonne qu'il demeure privé de toutes voix actives et passives dans sa religion, et qu'il ne soit jamais admis à aucune charge . La circonstance de lui ôter l'habit comme à M. Maimbou rg n'y est pas ajoutée. Avant que le prieur en puisse faire quelque usage, Votre Majesté aura le temps de lui prescrire ce qu'il lui plaira3. »

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