‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 160 sur 373 · Ibid., t. CCLXXI, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXI, p

pereur, sur ce que le nonce Bonvisi ayant fait afficher à Vienne le bref du pape qui condamne le livre d'Amedeus Guimenius, il a été ôté par un décret de la cour aulique, dont le nonce, qui prétend être bien fondé et avait agi avec les formes accoutumées, s'étant plaint, et voyant que l'on ne lui répondait rien, en a écrit à l'empereur, qui, après quelque temps, lui a mandé qu'il fallait remettre cette affaire à Vienne où il espérait d'être bientôt, et que, sice qui avait été fait par son ordre demandait quelque satisfaction, on la lui donnerait. L'on m'a assuré que Sa Sainteté a témoigné de vouloir soutenir fortement, son ministre, en cas qu'il se trouve qu'il ait raison et que l'empereur ne fasse pas ce qu'il convient pour le satisfaire l. »

Donc, en France, le pape frappait les savants pour faire pièce à Louis XIV et au gallicanisme, et en Allemagne, où il dominait l'empereur, il faisait pression sur lui pour arrivera maîtriser les esprits avec son concours.

Il importe aussi de relever plusieurs détails relatifs à des condamnations antérieures ; on y retrouve non moins qu'ailleurs l'esprit de la papauté.

On lit, par exemple, dans la dépêche du cardinal d'Estrées au roi, du 18 juillet 1684 : « J'ai trouvé dans les registres du cardinal Ubaldin deux lettres qui parlent d'une condamnation de l'histoire du président de Thou, d'un plaidoyer de Marc Antoine Arnauld, et de l'arrêt rendu contre Jean Ghastel, qui avait attenté contre la personne de Henri IV. J'ai fait chercher dans les registres du saint office, je n'ai trouvé jusqu'à cette heure que l'article que j'insère à cet endroit2... Je ne trouve que cela, par

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