Ibid., t. CCLXXX1, p
Autre condamnation. Le 11 avril 1684, le cardinal d'Estrées dépêcha à Louis XIV : « Je me donne l'honneur d'envoyer à Votre Majesté l'imprimé des livres nouvellement défendus, qu'on a coutume de publier à Noël et à Pâques, où elle remarquera le soin qu'on a pris d'y mettre le cinquième tome du Recueil des bulles imprimé à Lyon, sur le seul fondement que celle qu'Alexandre VII publia en 1665 contre les censures de Sorbonne ne s'y rencontre pas. On n'aurait pas osé l'insérer dans une impression qu'on faisait dans votre royaume, après l'arrêt du parlement par lequel cette compagnie ordonna qu'elle serait supprimée. On défend les livres parce qu'on prétend qu'ils contiennent de mauvaises propositions et que la lecture en est dangereuse pour la doctrine ou pour les mœurs; mais l'omission d'un bref ou d'une bulle dans un volume n'a jamais pu être regardée comme le sujet d'une pareille défense. Cependant l'acharnement qu'ils ont ici sur ces matières leur a fait concevoir qu'il fallait se venger de cette omission. Mais en même temps ils font justice au reste du livre, en ne le défendant que jusqu'à ce que la bulle y soit remise. Ce raffinement que même plusieurs gens de cette cour trouvent un peu ridicule, ne marque que trop leur disposition *. » Innocent XI prétendait qu'Alexandre VII, dans sa cinquante-huitième bulle, avait condamné la doctrine et les propositions publiées par la Sorbonne en 1663, et le cardinal dEstrées soutint le contraire 2.
Pierre de Marca , archevêque de Toulouse de 1652 k 1662, nommé à l'archevêché de Paris en 1662, était mort cette même année. Il avait composé un ouvrage sur la Concorde du sacerdoce et de l 'empire. La curie romaine résolut de l'attaquer en 1679. Dans une dépêche du duc d'Estrées à Louis XIV, dépêche du 13 juin 1679, on lit