Ibid., p
croie que la rétractation de M. de Marca ait été pour avoir les bulles de Toulouse, ce qui n'est pas, mais dans une maladie à Barcelone, ce qui est un cas fort différent !. »
Ce mémoire de Servient « Sur le dessein qu'on a de réfuter le livre de M. de Marca, » est ainsi conçu :
« Rome, le 22 juin 1679. Les livres des Libertés de l'Église gallicane de feu M. du Puy ne parurent pas plus tôt en l'année 1640, qu'ils trouvèrent des ennemis à combattre en France et entre autres un auteur, qui, sous le nom supposé d'Optatus Gallus, adressa aux évêques du royaume un livre De Cavendo schismate, comme si l'excellent ouvrage de M. du Puy, qui devait être le plus solide fondement du royaume et de la religion par une matière que personne jusque là n'avait si bien éclaircie, ne devait point produire tout un autre effet que celui dont cet auteur menaçait si légèrement la France.
» M. le cardinal de Richelieu, qui ne le jugea pourtant pas tout à fait indigne de réponse, jeta les yeux sur M. de Marca, que le feu roi avait honoré pour lors de l'entrée dans son conseil, le retenant à Paris pour son service, et ce grand magistrat s'en acquitta admirablement par le bel ouvrage de Concordia sacerdotii et imperii sive de Libertatibus Ecclesiœ gallicanœ, dans lequel il fit un tempérament également savant, adroit et judicieux des deux puissances temporelles et spirituelles. C'est de cet ouvrage que feu M. de Balzac, écrivant à l'auteur, dit ces belles paroles : qu'il avait entrepris le plus grand accommodement dont on ait ouï parler depuis qu'il y a des querelles sur la terre; et bien que la prêtrise et la royauté soient deux puissances naturellement amies, deux filles d'un même père, elles sont si souvent brouillées ensemble par les intérêts de leurs domestiques, qu'il serait difficile à l'équité même de réussir en cette réconciliation...; qu'il y faut éviter la chaleur française et surtout le faste romain, qu'il y faut reconnaître le pouvoir du roi et déférera l'au-