‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 174 sur 373 · Ibid., t. CCXCVI, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCXCVI, p

tembre 1684-, l'abbé de Saint-Luc écrivit de lui à Bossuet : « La Gazette ne l'occupe pas assez pour l'empêcher de s'y donner tout entier. » Il travailla aussi pour Bossuet et lui procura plusieurs documents. Bossuet lui souhaita, en décembre 1688, d'être membre de l'Académie, et il le fut effectivement l'année suivante. Le 31 mai 1688, il écrivit à Croissy pour lui demander une marque de bienveillance comme récompense des mémoires qu'il avait écrits pour lui « depuis plus de cinq ans, » et pour le prier en même temps de l'éclairer sur les intentions de Louis XIV, à propos de nouveaux mémoires à composer.

Bien qu'il ait mérité, par sa modération dans la question de Pamiers, les éloges de certains écrivains très papistes *, et qu'il ait été en relations avec Favoriti, cependant il était, dans le fond, gallican. Il appelait « médisants » les récits des feuilles d'Italie 2. Parmi les documents de 1688 se trouvent plusieurs mémoires écrits par « M. l'abbé B. » C'est évidemment l'abbé Renaudot. Dans l'un, il est dit qu'il faut éviter « 1° de parler de la déclaration de l'assemblée de 1682 comme d'une décision solennelle d'un point de doctrine ou de foi douteux ou contesté ; 2° comme d'une nouveauté faite seulement en vue de chagriner la cour de Rome. » Renaudot reconnaissait que les assemblées du clergé n'avaient ni l'intention ni le pouvoir de faire de nouveaux articles de foi 3.

Dans un autre mémoire du même théologien, il est dit : « On sera fort obligé à ceux qui feront voir que l'assemblée de 1614- eut d'aussi bonnes intentions pour la manutention de l'ancienne doctrine de ce royaume que celle de 1682; car ils fourniront par ce moyen de quoi répondre à la grande objection que les ultramontains nous font continuellement, en nous citant le cardinal du Perron et sa harangue aux États au nom du clergé.

Page 1