Ibid., L CCCXX, p
On ose avancer qu'il n'y a personne dans le corps du clergé qui voulût présentement souscrire à tout ce qui est contenu dans cette harangue. y> C'étaient là de malheureux restes de la Ligue. « Il ne faut pas, ajoute l'auteur, que ceux qui parlent des affaires de ce temps-là croient que leurs recueils d'assemblées, faits comme ont voulu ceux qui les ont compilés, soient d'une autorité décisive sur cette matière. On ferait voir, s'il était nécessaire, par plusieurs preuves authentiques, qu'on se gouvernait en toute cette assemblée par les avis du nonce, qu'on lui donnait part de toutes les délibérations les plus secrètes, qu'on prenait avec lui des mesures contre le parlement, qu'on avait dessein d'établir autant qu'il était possible la doctrine ultramontaine, et, pour ce qui regarde la foi des pièces imprimées, que le cardinal du Perron changea en quelques endroits les discours qu'il avait faits, que le parlement en défendit l'impression, et que, s'il n'avait pas été arrêté par des jussions réitérées, il aurait poursuivi la plupart de ceux qui composaient cette assemblée comme coupables de contravention aux arrêts ci-devant cités l. y>r Ce témoignage est fort précieux pour l'histoire de l'Eglise gallicane pendant la première partie du dix-septième siècle.
L'ouvrage intitulé « Gallia christiana, » dont on a fait tant de cas depuis, n'était pas fort estimé, même par le cardinal d'Estrées; car, le 5 octobre 1681, il écrivit à Louis XIV : « MM. de Sainte-Marthe ont imprimé (dans cet ouvrage) sans choix et sans discernement les mémoires que des ignorants leur ont souvent envoyés des diocèses, et leur livre s'est trouvé plein de fautes en beaucoup d'endroits 2. »
Le Diurnus Pontificum du jésuite Garnier ayant été corrigé sous Clément X, Servient révéla à Croissy, le 8 janvier 1682, que l'on avait résolu à Rome, en grand