Ibid., t. CCCXX, p
4. Le cardinal d'Estrées au roi, le 3 avril 1682 {ibid.-, t. CCLXXX11I, p. 142-150).
adonner cette permission directement ou indirectement.
Les' gallicans furent presque tous régalistes à cette époque; et certains cardinaux italiens, par exemple le cardinal Taya £, se montrèrent disposés à un accord avec eux sur ce point.
Les gallicans revendiquèrent aussi pour le roi le droit de s'opposer à la nomination d'individus suspects dans les évêchés limitrophes de son royaume, comme on le vit à propos du sieur Genêt pour l'évèché de Carpentras, « ce Genest, dit le cardinal d'Estrées, qu'on a envoyé au nonce d'Angleterre et que Casoni a produit au pape pour cet emploi. » D'après ce même cardinal, le cardinal Cibo aurait été d'avis que le pape tînt compte de la répugnance de Louis XIV contre ce candidat2. Le pape, de son côté, y consentit, et donna cet évêché au cardinal Denof, qui le refusa à cause de ses charges matérielles3.
C'était une maxime « tout à fait ancienne, » dans l'Eglise gallicane, que les bulles et les rescrits delà cour de Rome n'avaient de valeur en France qu'après le placet de l'Etat4. — Dans un mémoire rédigé en décembre 1681, touchant les lettres d'attache expédiées par les secrétaires d'État sur les rescrits de Rome, il est dit : « Le droit de signer les lettres d'attache on arrêts qui sont nécessaires pour exécuter en France les bulles, brefs et autres rescrits qui viennent de la cour de Rome, a été de tout temps attaché à la charge de celui de MM. les secrétaires d'État qui a eu le département des affaires étrangères... L'usage des dites lettres a été introduit comme un frein qui a été mis aux officiers de la cour de Rome pour s'opposer à leurs entreprises et empêcher qu'ils n'exercent aucune