Ibid., t. CCCXIV, p
3. Cet écrit commence par ces mots : Niuno che habbi Vuso délia ragione.
giensde l'ambassade française réfutèrent1. Casoni rédigea des observations sur cette protestation, et les Français répondirent à ces observations2.
Le pape ne voulant même pas attendre les explications demandées au nonce Ranucci, l'assesseur du saint office dut réunir, le 11 mai, les théologiens chargés d'examiner les propositions. Ou n'en examina que cinq. « On arrêta avant toutes choses, dit le cardinal d'Estrées, qu'on ne parlerait pas des propostions conformes à la déclaration du clergé, et c'est un grand point que le commissaire surmonta... La censure de ces cinq propositions se réduisit à la qualité de scandaleuses, injurieuses au pape, et, selon l'avis de quelques-uns, mais non pas du plus grand nombre, ouvrant ou préparant le chemin au schisme3. » Quelques jours après, l'assesseur vit Sa Sainteté. « Le pape, d'un visage et d'un ton de voix plein de chagrin, lui demanda pourquoi on n'avait pas examiné les propositions du clergé... Sa Sainteté ajouta qu'elle voulait qu'on les examinât et qu'on les qualifiât; qu'elle se repentait de ne l'avoir pas fait dès que la déclaration parut..., et elle lui ordonna expressément d'assembler les théologiens le vendredi suivant pour examiner cette matière. Ils se sont assemblés le vendredi et le dimanche suivant. » Le Père Cloche avertit le cardinal d'Estrées qu' « on avait jugé à propos de suspendre toute résolution sur l'article des propositions du clergé, jusqu'à ce que le pape ait pu être informé de leurs réflexions ; » et, en outre, quelesentiment des théologiens était de condamner, <( sans rien expliquer en détail, » les propositions extraites des actes du parlement. Le pape*Jntroduisit dans cette
1. Confutauone d'un Libello italiano... in forma di risposta alla protesta del marchese di Lavardin. Cette réfutation, traduite du français en italien, commence ainsi : Se l'autore del libello clie serve di risposta alla... — C. de R., t. CCCXVII, p. 248-263.