‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 191 sur 373 · Ibid., t. CCLVII, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLVII, p

quième concile de Latran sous Léon X (1512), et du concile de Trente *. « La discipline du concile de Trente n'a point été reçue parmi nous, » écrivit-il à Pomponne le 4 février 1676 \

Talon se prononça dans le même sens.

On trouve aussi cet enseignement nettement formulé dans le mémoire que Louis XIV envoya au duc d'Estrées le 17 novembre 1679, sur l'institution canonique des évêques 3.

Sur la non-réception du concile de Trente en France, Servient professa aussi la même doctrine. En effet, on lit dans un des mémoires qu'il composa en 1679 : « Le concile de Trente n'ayant point été reçu et publié en France, il faut éviter autant que l'on peut de le nommer dans des grâces ou induits que l'on accepte en France, pour ne pas donner de prise à la cour d'en prétendre par là une tacite réception du concile de Trente 4. \ Il répéta cette même doctrine dans sa lettre au cardinal d'Estrées du 15 avril 1682 3, et dans la plupart des mémoires qu'il rédigea sur la question de la régale.

Les grands hommes de Rome ne faisaient pas plus loi en France que les décrets disciplinaires des conciles papistes. Par exemple, Pie V (f 1572) y était tenu pour un ultramontain dont les doctrines avaient été erronées et les procédés coupables sur plus d'un point. On était loin, à cette époque, de songera la canonisation que Clément XI devait en faire en 1712. Le 18 mai 1678, Servient envoya à Pomponne un extrait d'une Histoire de Malte, composée par Bosio 6, et il ajouta : « Le livre marque que Pie V, à

1 . Le cardinal d'Estrées au roi, le 2 i février 1681 (Correspondance de Rome, t. CCLXXUI, p. 70-96). Voy. aussi le mémoire qu'il envoya avec sa dépêche du 23 février 1683 ,^ t. CCLXXXV, p. 274-281.

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