‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 193 sur 373 · Ibid., t. CCLX. p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLX. p

signalé par les dépêches. En juin 1682, l'ambassadeur d'Angleterre à Paris s'étant félicité, en présence de l'archevêque, de ce que l'Église de France se rapprochait des sentiments anglicans, l'archevêque, qui n'était cependant pas très difficile, en rougit et la chose tourna même en raillerie. Le cardinal d'Estrées traita ce sujet de « conte impertinent1. » C'est évidemment à ce fait que Servientfit allusion dans son mémoire du 15 septembre suivant, où il parla d' «une aventure de M. de Paris avec un Irlandais ou Anglais^ qui, dans la chambre du roi, l'a traité d'hérétique comme lui2. » « Les évêques de France, s'écria le pape en plein consistoire, sont tous schismatiques, ils feront comme en Angleterre 3. » Innocent XI voulait dire par là qu'ils rompraient avec la papauté, mais il n'entendait pas soutenir l'identité du gallicanisme de 1682 et de l'anglicanisme; personne ne songeait à une telle identité.

L'ouvragé à' Am&xû&surfa Perpétuité de la foi futgoûté à Rome par Clément X, qui s'en fit lire le premier volume, et par Innocent XI, à qui Arnauld offrit les derniers. Les gallicans admirèrent aussi cet ouvrage. Le cardinal d'Estrées en écrivit ainsi à Pomponne, le 2 juin 1676 : « Je n'ai point découvert jusqu'à présentqu'on songeât ici (à Rome) à remuer quelque chose sur le livre de la Perpétuité de la foi, et je ne crois pas qu'on l'entreprenne. Si toutefois l'on en avait quelque dessein, vous ne devez pas douter que je ne m'employasse avec toute la force dont je suis capable pour défendre un livre d'un tel prix. Il ne

1. Dépêche du 16 juin 1682 (Correspondance de Rome, t. CCLXXXIII, p. 347-375).

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