‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 199 sur 373 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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s'est extrêmement rapaisé dans son cœur. Je ne sais toutefois s'il se montrera au dehors l. »

Louis XIV en écrivit en ces termes au duc d'Estrées, le 6 septembre : « J'apprends que la réformation du bréviaire de Paris, qui a été achevée depuis peu par les soins de l'archevêque, sert de prétexte, à Rome, à des gens peu informés de l'usage de mon royaume, pour le faire passer dans l'esprit de Sa Sainteté pour une nouveauté blâmable; et il y a d'autant plus de lieu de s'étonner qu'il prenne un si faible sujet, que de tout temps les évêques ont été endroit de faire la même chose; qu'effectivement la forme des bréviaires est différente dans beaucoup de diocèses, et que celui-là a déjà été réformé depuis un siècle par quatre archevêques de Paris 2. »

Le 18 du même mois, Servient fit remarquer à Croissy que l'archevêque de Paris, en réformant le bréviaire de son diocèse, « avait suivi l'exemple de saint Charles dans la réforme qu'il avait faite en 1582, au diocèse de Milan, de l'usage ambrosien; ce qu'on voyait dans les actes de cette Église imprimés à Milan en 1599 avec privilège du pape. » « Il est à souhaiter, ajoute Servient, que cet exemple les rende ici plus mesurés 3. »

Le duc d'Estrées, après avoir reçu la dépêche précitée de Louis XIV, en donna connaissance au cardinal Cibo; puis il écrivit au roi en ces termes, le 1er octobre : « Quant à ce qui est du bréviaire de l'archevêque de Paris, M. le cardinal Cybo convint de ce que Votre Majesté m'a fait l'honneur de m'en mander, et dit qu'il n'y avait que deux choses sur ce sujet dans la conduite de M. l'archevêque de Paris auxquelles l'on pouvait trouver à redire, et qui, étant du rite de l'aglise et réglées par les papes, M. l'archevêque n'y pouvait toucher sans blesser leur autorité: l'une, que la Vierge avait été enlevée en corps au ciel, et

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