‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 200 sur 373 · Ibid., t. CCLXIX, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXIX, p

la deuxième, touchant une Madeleine dont il ne voulait pas convenir, mais en établir une autre, et qu'il n'avait pas ce pouvoir-là. M. le cardinal Cybo me manda aussi qu'il n'avait pas estimé devoir parler au pape de ces deux choses qu'elles n'eussent été bien examinées, ce qui se faisait présentement par des gens qu'il m'assurait être fort sages, fort prudents et dépouillés de toute passion. Et il me fit entendre que, quand même M. l'archevêque de Paris aurait pu en cela manquer à ce qu'il devait au pape, il essaierait que cela ne produirait (sic) point de méchant effet1.» Le lendemain, Servient manda à Croissy: « On a donné à examiner le nouveau bréviaire de M. de Paris. J'ignore encore les examinateurs. Je ne doute pas de Michel Angelo Ricci, du maître du sacré palais et de M. Favoriti, également mal intentionnés sur celte matière. On se plaint surtout sur l'office de la Madeleine et sur celui de l'assomptionde la sainte Vierge. M. l'archevêque aura apparemment rétabli pour ce dernier V ancien langage du martyrologe. Il semble donc que ce n'est plus du pouvoir de ce prélat en général, depuis l'explication sur les réguliers, mais de faits particuliers, dont il soit question; et un homme très expérimenté convint hier avec moi qu'on pourra donner ici, dans quelqu'un de ces points, quelque nouvelle expérience d'une ignorance assez grossière; mais qu'on pourrait pourtant pousser jusqu'à défendre ce bréviaire, je ne le saurais croire2. »

On voit, par ces deux dépêches, que la curie romaine préparait déjà à cette époque ce qu'elle voudrait tenter aujourd'hui, la dogmatisation de l'assomption.

Le 22 janvier 1682, la question de ce bréviaire, reprise après une année de calme, fit l'objet d'une dépêche du cardinal d'Estrées à Louis XIV. « On a parlé, écrivit ce cardinal, dans la congrégation du saint office, du nouveau bréviaire de l'Église de Paris. Gomme on prit à tâche

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