‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 2 sur 373 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3". Le duc d'Estrées à Pomponne, le 9 février 1677 (ibid., t. CCL, p. 167-169).

le duc d'Estrées insista auprès de Pomponne pour que cet examen n'eût pas lieu, disant que l'abbé Fabri, le dernier évêque, en avait été dispensé1. Le 13 mai, Pomponne lui répondit de Gondé : « Je ne doute point que l'affaire de l'évêché d'Orange ne soit finie à cette heure, après que M. l'évêque de Mende m'a écrit qu'il avait l'ait connaître à Rome qu'il n'était point obligé à être examiné, parce qu'il était en France. Il me mande qu'il a envoyé son attestation à Rome sur ce sujet 2. » Le duc écrivit, le 25 mai, que le pape, se fondant sur la coutume d'après laquelle l'évêque d'Orange était traité comme les évêques de France, avait ordonné qu'on lui donnât les bulles sans examen ; mais qu'un officier du pape avait attaqué ce procédé, et que l'affaire avait été renvoyée au prochain consistoire3. Le 15 juin, il ajouta : « J'ai à la fin obtenu que Sa Sainteté proposerait l'évêché d'Orange sans obliger M. l'abbé d'Obeill à être examiné ici ; mais cela ne s'est pu faire dans le consistoire d'hier f. » On voulait évidemment traîner les choses en longueur, et pour cause.

On s'en vengea bientôt dans l'affaire de l'évêque d'Agen. L'évêque Joly étant mort, Louis XIV nomma à l'évêché de cette ville Mascaron, évêque de Tulle, qui fit faire son procès par devant l'archevêque de Paris. Mais, comme !a curie se plaignait amèrement de la conduiie de cet archevêque dans l'affaire du feu nonce Varesi, elle rejeta ce procès, sous prétexte que cet archevêque n'était pas le métropolitain de l'évêque d'Agen 5. Louis XIV prétendit que l'archevêque de Paris, étant l'ordinaire du lieu habité par le roi de France, avait ce droit. Le 17 novembre 1679, Pomponne rédigea surcette question un mémoire qu'il envoya au duc d'Estrées, avec prière de le faire connaître au cardinal Gibo et au pape même, et avec menace de

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