‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 202 sur 373 · Ibid., p. 42. Cf. t. CCLXX, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 42. Cf. t. CCLXX, p

4. Dépêche à Croissy, le 5 février 1682 {ibid., t. CCLXXX, p. 76-78).

contre le roi dans un fait qui ne regarde que le temporel1. »

En mars 1688, l'abbé d'Hervault démontra au cardinal Cibo que l'immaculée conception ne pouvait pas être définie, malgré « l'envie » de plusieurs papes; la raison qu'il en donna, c'est que cette doctrine « n'était pas assez claire dans la tradition pour être définie2. » Étant donné la prétendue définition qui eut lieu en 1854, il est fort intéressant de rappeler la dépêche du cardinal d'Estrées à Louis XIV, en date du 12 janvier 1689, dans laquelle ce cardinal, loin d'admettre que l'immaculée conception pût être définie en vertu de l'infaillibilité papale, invoqua l'attitude prise jusque-là dans la question de l'immaculée conception, pour combattre et nier l'infaillibilité papale. « Quoiqu'on excès de dévotion pour la sainte Vierge, dit-il, eût porté presque toute l'Église à décider sa conception immaculée, cependant les sentiments opposés de saint Augustin et de saint Bernard avaient porté Siste IV à remettre cette opinion clans des termes plus modérés par la bulle qu'il en avait publiée et que le concile cle Trente avait approuvée sans vouloir passer plus avant. Je fis ce discours au pape, par rapport à l'impression que quelques théologiens lui avaient donnée, qu'un pape, ayant consulté des docteurs et tenu des congrégations, peut faire des définitions infaillibles, et par rapport aussi aux choses qui se passaient cet été, quand, sur l'avis de Schelestrat, il prétendait déclarer êtes hérésies*. »

En 1688, un moine parisien tenta de fonder un nouvel ordre sousle titre de l'immaculée conception. Louis XI V écrivit à Lavardin de ne point favoriser cet établissement 4.

Autant Rome affectionnait l'immaculée conception, au-

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