Ibid., t. CCLXXI, p
rendre vos bons offices à l'évêque de Meaux pour le gratis qu'il demande, et s'il ne le peut pas obtenir aussi entier que le peut espérer un mérite aussi distingué que le sien, il vaut encore mieux se contenter des deux tiers que de lui faire refuser le tout. Sur ce1. » Le 28 juillet, nouveau consistoire; mais il n'y fut fait aucune instance pour le gratis des bulles de Bossuet, parce que, dit le duc d'Estrées, son expéditionnaire n'en avait point d'ordre2. Evidemment Rome voulait se faire prier et lier Bossuet en l'obligeant. Louis XIV, une troisième fois, écrivit de Fontainebleau au duc d'Estrées, le 22 août : « La matière qui m'es le plus à cœur par l'estime que je fais du mérite et de la vertu de l'évêque de Meaux, aussi bien que des bons et agréables services qu'il m'a rendus et qu'il continue de me rendre, est qu'il puisse ressentir les effets de ma recommandation clans la demande qu'il fait du gratis des bulles de son évêché. Ainsi je désire que vous renouveliez vos instances pour ce sujet, jusqu'à ce qu'il obtienne toute la satisfaction qu'il vous expliquera lui-même3. » Bossuet écrivit donc probablement au duc d'Estrées à ce sujet. Mais on ne trouve dans sa correspondance que des lettres adressées au docteur Dirois. Le 23 mai précédent, il lui avait écrit : « Je vous enverrai par la première commodité un ouvrage que j'ai donné depuis peu 4 ; j'en ai envoyé quelques exemplaires à Rome par les derniers ordinaires, j'en destine un à la bibliothèque valicane. Faites-le un peu valoir aux savants de Rome et de l'Italie, parmi lesquels votre savoir vous donne tant de créance. Aidez-moi de vos offices auprès de messeigneurs les cardinaux, et faites-moi la grâce d'entrer dans ce que feront pour moi à Rome Mgr le cardinal et M. le duc d'Estrées, qui trouveront en vous un agréable exécuteur
1 Correspondance de Rome, t. CCLXXII, p. 22.