Le Discours sur l 'Histoire universelle
des ordres qu'ils auront à donner pour mes intérêts. Je m'y attends et suis très parfaitement, etc1. » Au mois de septembre suivant, Bossuet lui écrivit de nouveau : « La grande affaire du consistoire de lundi a absorbé les petites, et il faut, monsieur, que je me donne patience. Je suis persuadé que Mgr le cardinal d'Estrées et M. l'ambassadeur feront pour moi tout ce qui sera possible, tant pour la diminution de la somme que pour la diligence; ainsi je me repose sur leurs bontés, et je ne les importunerai pas par cet ordinaire. Je prends la liberté de vous adresser seulement ces deux lettres pour les mettre entre les mains de Son Eminence et les rendre ensuite ou faire rendre à leur adresse, s'il le juge à propos. Ce sont, comme vous savez, les deux approbateurs de mon livre de l'Exposition, à qui je dois ce compliment après la manière honnête dont ils ont agi avec moi. J'ai ouï dire qu'ils ne sont pas de nos amis; je les renonce à cet égard. Mais le roi ayant eu la bonté de me permettre d'écrire à qui je trouverais à propos, et mes lettres étant d'une si petite conséquence, j'ai cru être obligé à ce compliment. Vous ne sauriez me faire un plus grand plaisir que de faire faire un présent honnête à M. l'abbé Nazzari2. Si vous voulez faire mettre mes armes sur ces pièces d'argenterie dont vous me parlez, je vous en envoie une empreinte. Je vous prie de faire de ma part toutes les honnêtetés possibles à M. l'abbé Nazzari et de faire mettre la somme que coûteront les pièces d'argenterie avec celles dont je suis redevable à M. de la Flageole, que j'acquitterai à son premier ordre; mais pressez-le, s'il vous plaît, de me l'envoyer. Il y a quelque apparence que je pourrai être de l'assemblée. Vous pouvez me mander confîdemment vos vues, persuadé que vous saurez considérer ce qui convient à des évêques. De notre part, nous devons entrer dans l'esprit
1. Œuvres complètes de Bossuet, t. XXVI, p. '277; Paris, Vives, 1864.