Ibid., t. CCXL1V, p
ÉVÈCHÉS ET COUVENTS. 321
apportait dans cette affaire. Le pape se borna à répondre qu'il ne pouvait pas agir autrement et qu'on verrait *.
3. Les nouveaux érêchés français. — Le roi d'Espagne ayant fait, par le traité de Nimègue, des cessions de territoire au roi de France, celui-ci voulut naturellement que les évêchés situés sur ces territoires fussent administrés selon la règle uniforme du royaume de France. Le 20 janvier 1679, il écrivit de Saint-Germain au duc d'Estrées, pour le charger de demander au pape, en sonnom, des induits pour les archevêchés de Besançon et de Cambrai, pour les évêchés d'Ypres et de Saint-Omer, et généralement aussi pour les abbayes, prébendes et bénéfices consistoriaux compris dans les territoires susdits. Louis XIV rappela au duc l'induit que Clément IX lui avait accordé en 1668 pour les trois évêchés de Metz Toul et Verdun 2.
Le 5 avril suivant, le duc d'Estrées manda au roi que le pape voulait bien lui accorder des induits pour nommer aux évêchés d'Ypres et de Saint-Omer, etc., mais non aux archevêchés de Besançon et de Cambrai, « parce que, dit-il, le roi catholique n'avait point eu d'induit pour y nommer, et qu'au contraire la cour de Rome avait toujours contesté le droit qu'il avait prétendu avoir de nommer à l'archevêché de Cambray, que les papes avaient pourvu de plein droit à ces deux archevêchés. » Le prélat Slusius ne se prêtant pas non plus au désir qu'avait le roi que cet induit fût rédigé dans la forme de celui de Clément IX, et voulant réserver au pape la nomination aux bénéfices inférieurs, le duc demanda des ordres à Louis XIV sur ce sujet 3.
Servient envoya, sur cette question, d'abord deux mé-
1. Dépêche du 18 septembre 1681 (Correspondance de Rome, t. CCLXXIV, p. 351-358).