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Rome ce qu'il désire, il ne doit pas espérer de trouver la même facilité auprès de moi. Sur ce, etc1. »
Mais, s'il était question de fonder des ordres nouveaux, il était question aussi de séculariser certaines abbayes anciennes. La sécularisation delacélèbre abbaye d'Aisnay (Esnay), à Lyon, occupe une assez grande place dans les dépêches.
Elle traînait déjà depuis longtemps dans les cartons de la curie, lorsqu'en juillet 1678 Favoriti « ouvrit un expédient, » qui parut bon au duc d'Eslrées. « Cet expédient, dit le duc, a été que je présente un mémorial au pape, afin qu'il lui plaise de députer quelques évéques pour faire information sur les lieux super commodo et incommodo, qui pourrait être M. d'Authun, et que, lorsque ces informations viendraient ici, il serait à propos que Sa Majesté écrivît fortement sur cette affaire au pape. A quoi il ajouta que de 7a proposer auparavant et en l'état où elle était, il serait presque infaillible que l'on la ruinerait2. » En juin 1681, celte sécularisation fut résolue dans la congrégation consistoriale à la pluralité des voix ; néanmoins le pape ne voulut pas encore permettre qu'on en donnât le décret3. Le cardinal Cybo, qui affectait, dans ses conversations avec le duc d'Estrées, de presser la conclusion de cette négociation, était, au contraire,l'un des premiers à la tirer en longueur; c'est l'abbé de Servient qui dévoila le premier cette supercherie ;.
Le 20 août, le cardinal d'Estrées, parlant des gens de