‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 242 sur 373 · Correspondance de Rome, t. CCCXI, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. CCCXI, p

2. Le duc d'Estrées à Pomponne, le 19 juillet 1678 (ibid., t. CCLVII, p. 102-104).

3. Le même au roi, le 25 juin 1681 (ibid., t. CCLXXI, p. 425-439).

4. Servient à Croissy, le 13 août 1681 (ibid., t. CGLXXVT, p. 59-64).

la curie, écrivit à Louis XIV en ces termes : « Ils tracassent encore fort malhonnêtement sur la sécularisation de l'abbaye d'Esnay, après plus de six ans de poursuite et deux décrets de la congrégation consisloriale qui l'ont résolue. » Et, après avoir fait remarquer qu'autrefois les évoques faisaient de telles sécularisations dans leurs diocèses sans recourir aucunement à Rome, ce cardinal ajouta expressément que, « dans l'assemblée consistoriale, deux des plus habiles gens de la cour de Rome avaient soutenu que, quand M. l'archevêque de Lyon procéderait lui-même à la sécularisation, il n'excéderait pas son pouvoir et n'entreprendrait pas sur ce qui est réservé au pape1. »

Cependant le duc d'Estrées, qui, en 1G78, avait eu tant de confiance en Favoritidans cette affaire, sévit contraint d'avouer au roi, le 26 août 1681, que, pour ruiner toute cette négociation sous l'influence de Favoriti, on voulait tenir à Rome une congrégation nouvelle, dans laquelle on examinerait le bref de Léon XI qui unissait cette abbaye à celle de Cluny. Le duc ajouta : « Comme il ne s'est point trouvé ici de minute du bref de Léon XI, ce qui était néanmoins aisé d'éclaicir, ce pape ayant été élu Je premier d'avril 1605et étant mort le25 du même mois, il y a beaucoup de sujet de croire qu'il a été supposé, et l'on pourrait bien savoir si la vérification de ce bref dans le parlement de Paris est véritable ou non2. » Le 11 octobre suivant, Louis XIV répondit deRambervillersauduc: « Je vous envoie un certificat du greffier de ma cour de parlement de Paris, qui fait voir qu'il ne s'est trouvé, dans les registres du dit parlement, ni lettres patentes ni arrêt d'enregistrement ou d'homologation d'une bulle d'union del'abbaye d'Esnay à celle de Cluny, du pape Léon XI.

1. Correspondance de Rome, t. CCLXX1V, p. 180-204. — L'archevêque de Lyon était alors Camille de Neuville de Villeroy, oncle du maréchal de Villeroy, caractère inflexible, hostile à Louis XIV.

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