‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 243 sur 373 · Ibid., t. CCLXXII, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXII, p

ÉVÈCHÉS Er; COUVENTS. 34']

Ainsi ce qu'on vous a allégué ne' se trouvant pas véritable, il vous sera facile d'en détraire les conséquences, et soutenir la demande que vous avez faite en mon nom de la sécularisation de la dite abbaye. Sur ce l, etc. »

Au reçu de cette dépêche, le duc d'Eslrées pressa de nouveau le pape de terminer cette affaire, mais Sa Sainlelé se rejeta sur le bref de Léon XL Le duc l'avertit aussitôt que ce bref n'était qu'un prétexte inspiré par des gens qui voulaient s'opposer à ce que l'on donnât satisfaction au roi. Et le pape, au lieu de paraître étonné de celte réplique du duc, ne répondit rien; toutefois il ordonna aux cardinaux Gibo et Luca d'examiner cette question et de voir ce que Ton pourrait faire2. Quelques jours après, le cardinal Cibo manda au duc « qu'il croyait, de la manière que Sa Sainteté lui avait parlé de l'affaire d'Esnay, lorsqu'il lui avait lu le certificat du greffier du parlement de Paris touchant la bulle supposée de Léon XI pour l'union de cette abbaye à celle de Cluny, qu'elle pourrait être bientôt terminée3. » Il n'en était rien, et, huit jours après, le duc dépêchait au roi : « Les bonnes dispositions qui paraissaient à MM. les cardinaux Cybo et de Luca pour les affaires de France, dont j'ai parlé et qui paraissent encore, n'ont rien produit. » On trouva même, à Rome, un nouvel obslacle, à savoir, des lettres patentes de Henri IV pour l'agrégation de l'abbaye d'Esnay à celle de Cluny. « La copie des lettres patentes qui m'a été envoyée par M. le cardinal Cybo, était, écrivit le duc d'Estrées, entre les mains de Favoriti et lui avait été apparemment donnée par un religieux particulier de Cluny.., que l'on prétend de concert avec Favoriti... L'on peut croire qu'il y a quelque fausseté ou tromperie touchant ces lettres patentes, d'autant plus qu'elles parlent d'une bulle d'agrégation dont l'on n'a

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