Dépêche du 3 avril
5. Servient à Croissv, le 8 avril 1682 {ibid., t. CCLXXX, p. 286-289).
son rôle de temporisateur aimable et trompeur, l'assura des bonnes dispositions du pape et ajouta « que, si Sa Sainteté n'était pas si irrésolue et difficile à conclure, Ton pourrait tenir l'affaire d'Esnay comme faite1. » Le 3 juin, le duc d'Estrées, qui avait pris quelque confiance dans ces paroles du cardinal Cibo, avertit le roi que Favoriti s'était de nouveau glissé hostilement entre le pape et lui. Le 24 du même mois, le duc d'Estrées était revenu à son optimisme surla promesse que le pape lui avait faite d'accorder cette sécularisation. Le pape l'accorda en effet, et Louis XIV en exprima au duc sa satisfaction dans sa dépêche du 17 juillet 1682.
Mais restait l'expédition de cette sécularisation. Rome la fit traîner à dessein. En juin 1683, le duc la réclama de la part du roi au cardinal Cibo, qui en parla au pape, et le pape, à son tour, renvoya la chose au sous-dataire2. Ce fut le 17 août seulement que le pape signa la supplique pour cette sécularisation si longtemps et si vivement sollicitée ; le reste des formalités de l'expédition ne concerna plus que le banquier3.