Le même au même, le 18 octobre 1678 (ibid., p
concourir lui-même en rien à l'exécution de celui de Louis XIV. Le 21, Pomponne manda de Versailles au duc d'Estrées : « Sa Majesté a été surprise de voir la fermeté du pape à lui refuser une chose qu'elle attend de Sa Sainteté avec tant de raison. Quelques difficultés que la congrégation y ait faites, on sait que le pape est au-dessus et que ces sortes de grâces dépendent purement de sa volonté. Le concordat et tant d'autres, induits accordés par des papes en sont de grandes marques. Sa Majesté s'attache toujours à cette affaire, et il sera difficile que Sa Sainteté obtienne d'elle les choses qu'elle en désire si souvent, lorsqu'elle lui refuse celles que Sa Majesté souhaite h »
Le 1er novembre, le duc d'Estrées avertit le roi qu'il s'était entretenu avec le cardinal Cibo, et que ce dernier n'avait encore trouvé aucun expédient. « Je lui contai sur cela, ajouta le duc, certaines choses que m'avait mandées M. le cardinal d'Estrées, et qui peuvent faire connaître au pape que les difficultés pour la perpétuité des abbesses, dont Sa Sainteté avait été informée par la congrégation et par ces deux mémoires, ne sont pas telles qu'on les lui avait représentées. Il me parut que ces choses lui firent impression, et même il me pria de lui en donner un mémoire, ce que j'ai fait aujourd'hui 2. » Le 9, le Père Lauria vint voir le duc d'Estrées de la part du pape ; il lui exposa les motifs pour lesquels Sa Sainteté ne consentait pas à la perpétuité des abbesses dans l'ordre des urbanistes, puis il lui demanda si le roi désirait cette perpétuité pour quelques couvents seulement, donnant à penser au duc que le* pape accorderait plus facilement cette faveur ainsi restreinte 3. Quelques jours après, le cardinal Cibo dit au duc « que,