Corresp. de Rome, t. CCLXXXII,3e suppl. de 1682, p
C'est le sentiment subjectif de Louis XIV qui le convainc de la sincérité du général ! Peut-être Louis XIV a-t-il voulu lui faire comprendre qu'il attendait de sa conduite quelque preuve à l'appui de ses expressions, afin d'avoir une persuasion mieux fondée et plus ferme. Toujours est-il que c'était affecter envers sa Révérence des égards exceptionnels, comme s'il avait eu à redouter en elle un homme extrêmement important et extrêmement ombrageux.
Une troisième lettre du roi à ce même général, datée de Versailles le 12 février 1683, montre combien le général était maître du roi : « Très révérend Père, j'ai reçu votre lettre du 30 décembre dernier, par laquelle vous me remerciez de la protection que je donne à votre compagnie. J'ai tant de sujets d'être satisfait de la conduite de tous ceux qui la composent, que j'aurai toujours bien de la joie de lui en donner des marques dans les occasions qui se présenteront. Vous ne devez pas être moins persuadé de l'estime que je fais de votre mérite et du fondement que vous pouvez faire sur la continuation de ma bienveillance l. »
En 1686, le cardinal d'Estrées, sur la recommandation de son neveu, accueillit, il est vrai, l'abbé Fermanel, du séminaire des missions étrangères de Paris, qui était venu chercher à Rome « des tempéraments pour établir la paix dans les missions de la Chine entre les vicaires apostoliques et la mission des jésuites, » et aussi pour régler la question du successeur de M. d'Héliopolis. Mais ce cardinal craignit-il de s'attirer dans cette affaire le mécontentement des jésuites? Toujours est-il que sa lettre au roi, du 30 juillet, n'était pas de nature à le compromettre 2. Celle que le roi lui adressa, ainsi qu'au duc son frère, datée de Fontainebleau le 1er novembre, était beaucoup plus chaude. Sa Majesté y exprimait le désir que duc et cardinal em-