Ibid., t. CCC, p
ployassent lous leurs efforts pour que la cour de Rome ne traversât pas les jésuites mathématiciens envoyés par lui au roi de Siam, et pour que Sa Sainteté leur accordât avec sa protection toutes les grâces particulières dont ils auraient besoin. « Ne manquez pas aussi, ajoute-t-il, de faire savoir que je les honore de ma protection *.)) En conséquence, le cardinal d'Estrées parla au cardinal Cibo de ces jésuites que le roi de Siam « demandait pour sa satisfaction, » et Cibo se montra « très bien intentionné pour les religieux de cette compagnie. » Donc la congrégation particulière où l'on traitait des missions des Indes ne ferait aucun obstacle à ces religieux; elle pourrait peut-être, dit le cardinal d'Estrées, « chicaner sur les pouvoirs de missionnaires, en cas que les jésuites les recherchassent sans prêter le serment; » mais aucun cardinal, même peu favorable aux jésuites, n'empêcherait le roi de France d'envoyer ses sujets où il lui plaît 2. Le 3 décembre, il manda au roi : « Je ne vois pas jusqu'à présent qu'on songe à traverser le voyage des jésuites que Votre Majesté envoie au roi de Siam pour le servir dans la science des mathématiques 3. » Et le 13, Louis XIV lui répondit de Versailles : « Je suis bien aise que vous ayez disposé le cardinal Cybo à faire donner aux jésuites qui vont par mes ordres à Siam, l'appui et la protection dont ils auront besoin 4. » On ne pouvait montrer plus de sollicitude.
Le 14 décembre, deux lettres partirent de Rome à l'adresse de Louis XIV, l'une du cardinal d'Estrées, l'autre du duc. — Dans celle du cardinal, il était dit : « L'on a tenu depuis peu la congrégation particulière où l'on traite l'affaire des missions des Indes. J'ai su