‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 269 sur 373 · Ibid.y t. CCCIII, p · texte numérisé non relu

Ibid.y t. CCCIII, p

8 janvier 1689, le cardinal d'Estrées fit savoir au roi que, relativement au Père Tachard, jésuite, des lettres des vicaires apostoliques avaient « tout gâté ; » mais que néanmoins, grâce aux larmes et au pathétique de ce Père, grâce aussi aux cardinaux Cibo, Àltieri, Carpègne et d'Estrées, on lui avait accordé de pouvoir en\oyer dans le Tonquin des missionnaires de sa congrégation '.

Louis XIV aurait voulu témoigner la même affection au général Gonzalès qu'à ses prédécesseurs ; mais l'attitude hostile de celui-ci, sans changer les sentiments du roi envers la compagnie, les refroidit envers lui-même. Le 10 octobre 1088, le roi annonça à l'ambassadeur Lavardin qu'il venait de prendre des mesures contre la mauvaise conduite de ce général2 ; il existe, en effet, un ordre signé par Le Tellier et Louvois le 11 octobre 1688, en vertu duquel les jésuites habitant le territoire français devaient cesser tout rapport avec lui3. Mais cet ordre ne fut pas très rigoureux : car, déjà le 30 du même mois, fut signé à Fontainebleau un brevet permettant au Père Tachard d'écrire à son général, nonobstant les défenses du roi à ses sujets4. En avril 1689, la colère de Louis XIV s'alluma de nouveau, et le 29 il écrivit de Versailles au cardinal d'Estrées : « J'ai adressé à l'abbé d'Hervaux (sic) l'ordre que je donne tant à l'assistant qu'au procureur général, au secrélaire et à tout ce qui compose l'assistance des jésuites de France à Rome, de revenir incessamment clans mon royaume, leur demeure auprès de leur général étant d'autant plus nuisible à mon service qu'il n'agit plus que par les mouvements de la cour de Madrid, et qu'il a manqué à ce qu'il avait promis pour ma satisfaction. Sur ce5. »

Quoique ce ne soit là qu'une demi-mesure, il n'est pas

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