Ibid.y t. CCLXVIII, 1er suppl. de 1680, p
d'interdiction pour M. l'archevêque de Paris et pour le Père confesseur. C'est une pensée deFavoriti. » Servient conjecturait que le pape n'en avait pas encore connaissance à cette date1.
Le lendemain 12, l'archevêque de Paris et le Père de La Chaise remirent à Louis XIY un mémoire signé par eux et écrit tout entier de la main du Père de La Chaise. Il mérite d'être rapporté, non seulement pour ce qui concerne les affaires de Pamiers, mais surtout pour la manière dont ces deux conseillers parlaient au roi. On y voit clairement que Sa Majesté n'élait que l'exécuteur de leurs desseins. En voici le texte d'après l'original même : « Après avoir considéré le mémoire du sieur de la Borde, sur lequel le roi nous a commandé de lui donner nos avis, les soussignés estiment qu'il en faut envoyer sans délai une copie à M. le cardinal d'Estrées pour en faire la lecture au pape, auquel il fer a connaître que ce grand bruit fait sur la régale est plutôt uneffetd'une cabale envenimée que d'un zèle pour la religion et pour la liberté de l'Eglise ; ce que Sa Sainteté pourra voir par la découverte de cette intrigue, où les principaux acteurs n'ont rien épargné pour semer la division entre le pape et le roi, puisqu'ils y ont employé argent, conseils, écrits, fourberies, impostures et mensonges, se servant de la simplicité de feu M. de Pamiers qu'ils ont trompé, en lui déguisant le véritable sentiment de Sa Sainteté, et poussé au deLà de son intention, et du nom duquel ils se servent encore, en lui supposant des lettres et des miracles, pour animer le zèle de Sa Sainteté à autoriser leurs pernicieux desseins, ce qui paraît évidemment par le soin qu'ils ont pris de faire croire à Sa Sainteté que feu M. de Pamiers avait interjeté un appel au pape de toutes les procédures de M. l'archevêque de Toulouse, bien que dans la vérité il n'en ait jamais relevé aucun dans les formes de l'Église, et qu'ils n'aient dit le contraire au pape que pour rendre cet arche-