‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 274 sur 373 · Mémoire du 29 janvier 1681 {ibid., t. CGLXXV, p · texte numérisé non relu

Mémoire du 29 janvier 1681 {ibid., t. CGLXXV, p

Rome ne peut avoir d'autre dessein l, pour laisser ce diocèse dans une si grande confusion et dans un schisme si scandaleux, que de faire de la peine en causant quelque sédition. C'est, monsieur, ce jque j'ai appris par les lettres que j'ai reçues de différentes personnes de ce diocèse-là, dont j'ai rendu compte à Sa Majesté. Je crois, monsieur, que c'est à peu près ce que vous désirez savoir de moi par la lettre que vous me fîtes l'honneur de m'écrire hier et que je ne fais que de recevoir. Je suis avec beaucoup de respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, de la Chaise. S. J. 2. »

Le mémoire précité du Père Cambolas, du 4 juin 1680, nous a montré le Père de La Chaise en relations directes avec son général, le Père Oliva, et le chargeant de répondre de sa part à une lettre du pape, et le Père Oliva ne disant au pape que des « galimatias » à rendre Sa Sainteté furieuse. Evidemment ces deux jésuites étaient d'accord pour jouer Innocent XI, ou tout au moins pour l'obliger à patienter envers Louis XIV. LePère de La Chaise fut-il aussi de complicité avec le Père de Noyelle pendant le vicariat général de celui-ci ? Si ce fait était vrai, la réputation du Père de La Chaise en serait fort amoindrie, car ce vicaire général avait des opinions très hostiles à la France. Quoi qu'il en soit, l'un des deux mentit. Voici le fait, tel que l'abbé de Servient l'exposa le 7 mai 1682 à M. de Croissy : « Le vicaire général cite (mais apparemment sans raison) deux lettres du Père confesseur : La première qui marque que le roi est content qu'il ne visite aucun des deux ambassadeurs ; la seconde qui lui déclare qu'il doit visiter notre ambassadeur sans hésiter. Il prétend avoir répondu à cette dernière qu'il n'était plus à temps, s'étant engagé sur la première. Comme ce vicaire général a dit plusieurs choses qui n'ont aucun fondement, il semble impossible que le Père confesseur lui ait écrit

1. Une première rédaction, raturée, portait : « prendre d'autre prétexte. »

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