‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 275 sur 373 · C. de Rome, t. CCLXXX, suppl. de 1682, p · texte numérisé non relu

C. de Rome, t. CCLXXX, suppl. de 1682, p

cette première lettre, ou ce doit avoir été d'une manière ou sur quelque autre fondement que ce vicaire supprime. Cependant il est très désagréable et très nuisible que le même vicaire allègue ici publiquement pour son excuse l'agrément de Sa Majesté sur un point si considérable; et il mériterait non seulement d'être exclu du généralat, comme MM. d'Estrées l'ont indiqué par leurs dépêches, mais encore qu'on ordonnât dès maintenant aux Pères de la Compagnie en France de ne recevoir aucun de ses ordres et de ne le point reconnaître l. »

Les relations secrètes du Père de La Chaise avec son général et par celui-ci avec le pape sont certaines. On trouve ce détail dans une dépêche du cardinal d'Estrées à Louis XIV en date du 25 juin 1686 : « Le pape conta à ce religieux espagnol qui m'a confié plusieurs fois le détail de ses audiences, que le Père de La Chaise avait dit au nonce, après la suspension de l'édit de Nantes, que c'était un temps propre à traiter un accommodement; que, si le pape y voulait entrer, on ne manquerait pas de moyens faciles et agréables pour le faire... ; que le général des jésuites avait dit à Sa Sainteté que le Père de La Chaise lui avait écrit fort au long sur le même sujet et sur la vacance des évêchés ; etc. 2. » Évidemment, en faisant offrir au pape des moyens d'action qui lui seraient faciles et agréables, le Père de La Chaise trahissait son attache à la papauté et donnait a entendre que sa résistance apparente contre Rome n'avait point pour but de nuire à la papauté.

La sincérité du Père de La Chaise était suspecte à beaucoup de personnes. Une lettre italienne, datée de Paris le 13 juillet 1682, évidemment écrite par la nonciature, envoyée de Paris à Rome, tombée entre les mains du cardinal d'Estrées à Rome et retournée par celui-ci à Louis XIV avec sa dépêche du 9 août, était ainsi conçue :

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