Ibid., p
qu'ils attribuent ici très faussement à ses intrigues avec des docteurs de son intelligence les difficultés sur l'enregistrement de Sorbonne, ce qu'ils ont recueilli des discours du Père Fabri, qui toutefois a depuis changé de langage); que la même compagnie ne se soucie plus, disent-ils, de la régale après la mort de MM. d'Aleth et de Pamiers, dont la persécution était leur unique but; et qu'elle craint d'être confondue avec les réguliers par les idées du clergé sur la morale; » que ces assertions ont pour but de prouver qu'iL faut attaquer l'archevêque de Paris et même d'autres prélats. Mais Servient, après avoir exposé tout le plan de la cabale pour ruiner l'assemblée, conclut « à l'importance de soutenir ces prélats et surtout M. de Paris, et d'effacer entièrement ces idées, ou par des audiences du roi à ce prélat, ou par l'ordre à lui, à M. l'archevêque de Reims et au Père confesseur, de s'assembler et de paraître aussi unis qu'ils le sont apparemment, quoiqu'on les représente opposés sans retour les uns aux autres *. i>
Il est évident que la cabale ultramontaine et la nonciature devaient chercher à frapper le plus possible les conseillers du roi, à les discréditer, à les désunir; elles avaient trop d'intérêt à faire sonner bien haut la prétendue rupture de l'archevêque et du Père de La Chaise, pour qu'un critique perspicace ne tienne pas cette rupture en suspicion. Mais, d'autre part, il était dans le caractère du Père de La Chaise, dans la nature de son plan, de chercher à s'assurer le succès, même au prix de concessions, de sauvegarder sa personne et son influence plutôt que celles de l'archevêque de Paris, de viser à la modération et d'écarter quiconque était d'un avis contraire, même ce prélat; en sorte que, à un moment où la lutte était aussi vive qu'en 1682, il pouvait très bien avoir le dessein de le perdre comme un rival et un obstacle.
Quoi qu'il en soit, voici de plus amples renseigne-