IbUL, t. CCXC, p
3. Le duc d'Estrées au roi, le 9 mai 1G82 (ibid., t. CCXCI, p. 319- 332).
4. « Che nominino altri e nonquesti chenon sonodi sanadottrina, non habbiamo difficoltà per gli altri. »
dément en matière1. » Donc, de l'aveu même du cardinal, après tant de temps écoulé, tant de démarches en tout sens, on n'était pas encore entré solidement en matière, et le mémoire signalé dans la dépêche du 12 novembre 1682 n'avait pas encore été communiqué au pape ! Que de temps précieux perdu, et quelle impardonnable faiblesse !
Le cardinal Lauria même se montra scandalisé de cette obstination du pape. « Il me dit avant-hier, poursuit le cardinal d'Estrées, qu'il ne nuirait pas de faire écrire au pape... qu'au cas qu'il persiste dans le refus de pourvoir aux évêchés qu'on a proposés, on résoudra dans l'assemblée générale que, pour ne laisser pas les Eglises du royaume vacantes, on exécutera le canon du concile de Nicée touchant la confirmation et la consécration des évêques par leur métropolitain. Si l'on ne veut pas employer l'envoi d'une pareille lettre, on pourrait faire revenir cela à M. le nonce comme un avis important et officieux, qui disposera cependant à la présentation du mémoire et à de plus grands efforts . »
Le 1er août, le cardinal d'Estrées dépêcha à Louis XIV les nouvelles suivantes : — Le cardinal Felice Rospigliosi, dans une audience de la semaine passée, s'ouvrit au pape de ses sentiments sur la nécessité de combler la vacance de Pamiers. Le pape objecta que cela pourrait donner quelque atteinte à l'immunité de l'Église sur la régale. Le cardinal répondit que la provision n'empêchait pas l'exemption, et ajouta : « Que Votre Sainteté ait la bonté, s'il lui plaît, de mettre dans une balance , d'un côté, un si petit inconvénient, plus subtilement que soli-