‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 288 sur 373 · Ibid., t. C0LXV1II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. C0LXV1II, p

et par les ministres de France; et qu'en cette tolérance sa considération pour la bonté que le roi leur accordait avait une bonne part1. »

Dans sa dépêche du 14 décembre 1686, le cardinal d'Estrées fit remarquer au roi que, lorsque le Père Oliva mourut (26 novembre 1681), le pape s'opposa à ce que les jésuites fussent traversés et inquiétés. II est vrai qu'il ajoute : « Je ne crois pas qu'il s'y engage à cetle heure 2. » Mais ce doute du cardinal ne saurait modifier les faits précédents, d'autant plus que le pape désira toujours traverser et inquiéter les jésuites hostiles aux doctrines ultramontaines.

L'hostilité personnelle du pape contre le Père de La Chaise est un fait constaté, non moins que son hostilité contre l'archevêque de Paris. En juin 1680, Dorât, ami de Favorili, certifia au Père Cambolas « que le pape était mal satisfait au dernier point de la conduite des jésuites, qu'il serait aisé à Sa Sainteté, si elle le voulait, de leur en donner des marques3. » Les conseillers du pape le pressaient de maltraiter la compagnie4. Le jeudi 15 août 1680, il dit au duc d'Estrées « que c'étaient les jésuites qui étaient cause de la manière dont M. d'Héliopolis était traité en France, et que le conseil de Sa Majesté n'avait pas trouvé à redire à la forme du serment qui avait été proposé pour ceux qui étaient destinés pour les missions3. » Le 3 septembre, le duc écrivit au roi que les jésuites « n'étaient pas vus de bon œil dans ce pontificat, » et que, pour cette raison, il ne voulait pas donnera leurs ennemis matière à se réjouir, en voyant leur général en quelque

1. Mémoire du 13 novembre 1681 (Correspondance de Rome, t. CCLXXV11, 3e suppl. de 1681, p. 19-56).

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