Ibid., t. CCCII, p
3. Le duc d'Estrées au roi, le 18 juin 1680 (ibid., t. CCLXV, p. 346-356).
4. Servient à M. de Croissy, le 26 juin 1680 (ibid., t. CCLXV1II, 1er suppl. de 1680, p. 363-369).
5. Le duc d'Estrées au roi, le 20 août 1680 (ibid., t. CCLXVI, p. 164-183).
compromis avec l'ambassadeur de France *. Plusieurs cardinaux, par exemple le cardinal Albrizia, étaient ennemis déclarés des jésuites 2. Innocent XI s'acharna particulièrement contre le Père Maimbourg. Le 21 janvier 1681, le cardinal d'Estrées écrivit de Florence à Louis XIV : «J'ai appris... que l'aigreur du pape a passé jusqu'à commander au Père Oliva, à peine de privation de son généralat, de faire sorlir le Père Maimbourg de sa compagnie. C'est pousser bien loin son animosité. Mais une protection sans doute telle que celle de Sa Majesté le garantira de cette persécution3. »
Le 7 mai 1681, Servient écrivit de Rome que l'on méditait quelque coup contre les jésuites4; et le 8 janvier 1682, il envoya les renseignements suivants : a Quand le Père Garnier, jésuite, fut destiné pour venir ici assister à la congrégation générale de leur compagnie avant la mort du général, on résolut d'abord trois points en grand secret : l'un, de témoigner qu'on se laissait, persuader par ses lettres remplies de bonnes intentions; l'autre, de le déclarer, d'abord qu'il serait entré dans Rome, incapable d'intervenir dans cette assemblée, comme élu par une où la voix du Père Maimbourg était intervenue; et le troisième, de le mettre dans les prisons du saint office jusqu'à ce qu'il eût corrigé son Diurnus Pontificum, ce qu'on fit sous le pontificat passé pour obliger le Père Fabri à corriger un de ses ouvrages. Je dois avertir, comme le sacbant de bonne part, que ceux qui viendront ici pour réélection du général et dans l'élection desquels la voix du Père Maimbourg aura concouru, seront assurément exclus de l'assemblée, ce qui sera un déplaisir et un affront sans remède; et que, si parmi eux il y en a de marqués (sic) par quelque ouvrage désagréable à celte cour, il sera
[.Correspondance de Rome, t. CCLXVI, p. 191-198.
2. Mémoire de Servient, le 28 septembre 1680 (ibid., t. CCLXIX, p. 205-206).