‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 299 sur 373 · Ibid.y p · texte numérisé non relu

Ibid.y p

retomberait clans la même division, et dans les mêmes explications des sens orthodoxes et hérétiques des cinq propositions, et dans les mêmes distinctions du l'ait el du droit, qui ont causé tant de troubles pendant le temps des vingt-cinq années entières, et qui ont pensé diviser entièrement l'Église de mon royaume, si je n'avais employé toute mon autorité et donné une application toute entière à autoriser et faire valoir les condamnations prononcées par les papes et reçues par le plus grand nombre des évoques de mon royaume, chassé et dissipé par toutes sortes de voies les auteurs et les fauteurs de c&tte hérésie, et pris tant de précautions de n'admettre dans les évêchés et principaux bénéfices que des sujets soumis entièrement à la doctrine orthodoxe de l'Église, que j'ai la satisfaction de voir à présent tout le clergé de mon royaume soumis à cette doctrine et dans le respect qu'il doit au saint-siège 4. »

Habemus confitenten reum. Louis XIV avoue luimême que, si la papauté a triomphé en France sur le clergé et sur les fidèles, c'est grâce à la pression qu'il a exercée sur eux.

C'est alors que Le Métayer, « le plus considérable après MM. Arnauld et Nicole » d'après un mémoire envoyé par Louis XIV au duc d'Estrées2, entreprit le voyage de Rome. J'en ai parlé en racontant les agissements de la cabale antigallicane.

Au commencement de décembre 1679, le duc d'Estrées vit le pape et lui dit tout ce qu'on pouvait dire de plus fort à un pape et sans sortir des termes de la bienséance » ; il Tassura finalement que le roi prendrait les mesures qui seraient nécessaires. « Sa Sainteté répondit que l'on ne pouvait pas douter que Sa Majesté ne fût la maîtresse de faire dans son royaume ce qu'il lui plairait, puisqu'elle l'avait bien fait dans ceux des autres princes, mais que

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