Ibid., t. CCLXXI, p
souffrir que, par une pure cabale des jansénistes, on le prive des grands secours qu'il reçoit tous les jours de la bonté du roi pour le bien de la religion, et que l'on traite en même temps les évêques d'une manière si injurieuse à leur caractère, en excommuniant un archevêque sans l'avoir ouï1. »
Favoriti était tellement attaché au parti janséniste, qu'il définit le janséniste « un homme de piété éminente et de vertu, ennemi des jésuites, vir eximiœ pietatis et virlutis, inimicus je suit arum"2. » Le 15 juillet, le duc d'Estrées signala de nouveau à Louis XIV les commerces de Favoriti avec les jansénistes3. Dans un billet écrit à Rome le 30 du même mois et remis au cardinal d'Estrées, l'abbé de la Pérouse raconta « que M. Arnauld et le Père Lupus avaient envoyé à Rome de nouvelles instructions pour animer le pape4 . » Favoriti en profita pour écrire, selon Servient, des lettres « aussi cruelles pour les jésuites qu'avantageuses aux jansénistes5. »
Le 1er août, le duc d'Estrées dépêcha à Louis XIV : « Il vint ici, il y a déjà quelque temps, un récollet irlandais, de la part des docteurs et autres personnes de Flandre qui sont opposés aux jansénistes, avec des lettres de recommandation du prince de Parme et de l'inquisiteur d'Espagne, pour représenter à Sa Sainteté les désordres que cette pernicieuse secte causait continuellement dans leur pays; qu'il n'était plus possible de souffrir la conduite de l'archevêque de Malines et les mauvais traitements qu'en recevaient ceux qui n'adhéraient point à ses sentiments, et pour supplier Sa Sainteté,