Ibid., t. CCLXXIV, p
5. Servient à Croissy, le 6 août 1681 (ibid., t. CGLXXVI, p. 54- 58).
au nom d'une si grande quantité de monde, de vouloir avoir la bonté de remédier à l'un et à l'autre1. »
En général, les cordeliers étaient contraires aux jansénistes, et ce fut comme membre de cet ordre que le cardinal Lauria leur fut opposé, d'après le dire du cardinal d'Estrées2.
Dans un mémoire daté du 1er janvier 1682, Servient signala comme ayant produit une assez grande impression à Rome une lettre imprimée d'Arnauld, qui fut traduite ce en méchant italien » par un nommé Gastiglia, secrétaire du cardinal Carpegna3. Le cardinal Azzolini, au mois d'avril suivant, fit des efforts pour faire nommer Arnauld cardinal4.
En tout autre temps, on s'expliquerait difficilement les faveurs dont plusieurs des membres les plus influents de la curie voulurent combler Arnauld , car personne à Rome ne pouvait le croire partisan de l'infaillibilité du pape et du système doctrinal ultramontain. Mais, je le répète, il fallait, avant tout, vaincre Louis XIV et les jésuites de France; c'est cette haine d'un ennemi commun qui produisit l'amour apparent que la curie témoigna à Arnauld et qu'Arnauld témoigna à la curie. Le pape voulait utiliser les jansénistes contre la cour de France et contre le gallicanisme proprement dit, et les jansénistes à leur tour voulaient se 'servir du pape et de la curie contre cette même cour jésuitico-gallicane. Tel fut le secret de ce mystère.
Arnauld écrivit en effet à M. du Vaucel, qui habitait Rome et qui y était connu sous le nom de Valoni : «i Je ne puism'empêcher de vous dire que ce serait un mauvais conseil que l'on donnerait à Sa Sainteté, si on la portait