Ibid., t. CC KG IV, p
4. Le cardinal d'Estrées au roi, le 1er janvier 1686 (ibid., t. CCXCIX, p. 5-13).
fiance et qui s'ouvrait volontiers au cardinal. d'Estrées, vit le pape au mois de juin 1686. Le pape lui parut aussi tenace sur la régale que par le passé, mais mieux disposé touchant les bulles ; « il lui conta, dit le cardinal d'Estrées, que le Père de La Chaise avait dit au nonce, après le suppression de l'édit de Nantes, que c'était un temps propre à traiter un accommodement ; que, si le pape y voulait entrer, on ne manquerait pas de moyens faciles et agréables pour le faire...; que le général des jésuites avait dit à Sa Sainteté que le Père de La Chaise lui avait écrit fort au long sur le même sujet et sur la vacance des évêchés ; que ceux que Votre Majesté avait nommés étaient prêts de faire voir au pape, par des lettres très soumises et très respectueuses, la pureté de leur foi et leur obéissance pour le saint siège ; qu'ils n'avaient pas même opiné sur la délibération dont Sa Sainteté se plaignait *. »
Le 21 mars 1687, Louis XIV écrivit de Versailles au cardinal d'Estrées, pour lui dire que jusque-là il s'était opposé à ce qu'on proposât au pape aucun évêque de ses sujets, tant que le pape n'aurait pas donné les bulles aux nommés quiavaientprispart à ladernière assemblée. Mais, considérant qu'il était urgent que l'abbé de Saint-Vallier, nommé l'an dernier à l'évêché de Québec, se rendît dans son diocèse, il consentait à ce que cet évêque demandât ses bulles au pape, et il priait le cardinal d'Estrées de lui en faciliter l'obtention 8. Le 13 avril, ce cardinal se rendit chez le pape et s'acquitta des ordres du roi; mais le pape le prit à partie, s'échauffa, lui reprocha de soutenir une doctrine dangereuse pour le saint siège. Le cardinal se défendit et fit remarquer que, depuis le concordat de de 1515, aucun pape n'avait refusé des bulles aux Français; que MM. de Saint-Georges et de Meaupou étaient
l.Le même au même, le 25 juin 1686 (Correspondance de Rome, t. CCXCIX, p. 344-358).