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et qu'il en avait manifesté une grande joie ; que ce chapitre avait duré pour le moins une heure. Puis il ajouta : « Sa Sainteté me conta qu'un cardinal lui en ayantparlc au consistoire, lui avait dit que Votre Majesté avait agi par force. A quoi elle avait répondu que cela n'était point vrai; que Votre Majesté avait purgé son royaume des hérétiques par douceur, par argent, et y employant de grandes sommes; mais que, quand même elle aurait été obligée d'y employer la force, elle aurait fort bien fait de s'en servir; qu'elle voudrait bien savoir si, les sujets de Votre Majesté ayant arraché de ses prédécesseurs des édits favorables en prenant des conjonctures de la faiblesse du gouvernement, Votre Majesté n'était pas en droit, se trouvant en état de le pouvoir faire, de se servir de la force, et de toutes sortes de moyens nécessaires pour exécuter une si grande résolution. Le pape même me parut en quelque façon irrité du discours de ce cardinal. » Le duc d'Estrées soupçonna qu'il s'agissait de Ludovisio ou d'Azzolini. Le duc compara ensuite Louis XIV à Charlemagne, avec avantage pour le premier, faisant allusion à la conversion des Saxons. Sa Sainteté répliqua a qu'il était très vrai que ce qu'avait fait Charlemagne 11 approchait pas de ce que Votre Majesté venait de faire, qu'il n'y avait rien de plus grand, qu'il ne se trouverait pas d'exemple d'une telle action1. à> — Le 27, le duc écrivit de nouveau que le pape ne tarissait pas en éloges « infinis » sur la révocation2.
D'après la dépêche du cardinal d'Estrées du 20 novembre, le pape, dans une audience qu'il donna, le mercredi précédent, aux trois principaux ministres, a loué l'acte du 22 octobre « avec tant d'ardeur, qu'il semblait avoir changé de naturel ou avoir été emporté par une espèce d'enthousiasme. » De plus, le pape parle ainsi à tout le monde. Le cardinal d'Estrées ayant « insinué au