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pour y travailler dans les intérêts du catholicisme romain, le pape y applaudit. Puis, le duc ajouta « qu'il était difficile que Sa Majesté pût ajouter foi dorénavant à ce que Sa Sainteté lui disait pour elle, puisque les fortes protestations et si souvent réitérées de son amitié, de sa considération pour Sa Majesté et du grand désir de lui plaire en ce qu'elle pourrait, n'avaient jusques à cette heure produit aucun effet i. » Les effets que voulaient le roi et le duc étaient la ratification par le pape des vœux formulés par eux. — La tactique du duc n'était pas moins claire, lorsqu'en mai 1680, il faisait ressortir au yeux du pape l'application du roi à convertir les hérétiques, dans le but d'obtenir que la demande du roi relative aux urbanistes lui fut accordée 2. »
Dans une lettre du 10 janvier 1681, Louis XIV exprima formellement au duc d'Estrées son espoir que tout ce qu'il faisait contre les hérétiques toucherait le pape et le déterminerait à un accord 3. Le jeu du roi était si clair, qu'au mois d'août le pape dit expressément au cardinal Carpegna, que Sa Majesté, en agissant contre les huguenots, avait des fins politiques. — Les évêques des diocèses où il se produisait des conversions d'hérétiques, les signalaient au cardinal d'Estrées ou à son frère l'ambassadeur, et ceuxci les faisaient valoir auprès du cardinal Gibo, des autres membres de la curie et du pape; c'est ainsi que, le 24 septembre 1681, M. de Poitiers écrivit au cardinal d'Estrées, pour lui mander « que le nombre des conversions qui se sont faites dans son diocèse pendant le mois d'août était de 6500 4; » et la dépêche du duc, du 21 janvier 1682, dépêche déjà citée précédemment, montre au long comment ce détail fut exploité auprès du pape par le duc, dans son audience du 20.