‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 359 sur 373 · Ibid., CCLXX, p · texte numérisé non relu

Ibid., CCLXX, p

4. Le duc d'Estrées au roi, le 29 octobre 1681 (ibid., t. CCLXXIV, p. 422-4r>3).

Le 10 février 1682, Louis XIV, en chargeant son ambassadeur de remettre au pape la lettre de l'assemblée du clergé, le chargea aussi de lui dire qu'il ne doutait pas « que Sa Sainteté ne fût bien aise de rétablir avec lui tout le bon concert qui paraît si nécessaire pour l'augmentation de la religion catholique et pour l'extirpation de l'hérésie. » Le 26 juin, il écrivit de Versailles au cardinal d'Estrées : « J'ai toujours empêché la tenue de l'assemblée du clergé, depuis le 28 mai que j'ai accepté l'offre de surséance qui vous a été faite de la part de Sa Sainteté, jusques au 23 de ce mois que j'ai consenti qu'elle se tînt pour les affaires de la R.P.R. seulement, qui est une matière qui ne peut être désagréable au pape l. » Le 31 juillet, le roi chargea le duc d'Estrées de faire remarquer au pape « les avantages que notre religion pouvait recevoir d'une bonne intelligence entre Sa Sainteté et lui : » il ajouta qu'il désirait une prompte expédition des bulles de Pamiers aux conditions indiquées, et que, si Sa Sainteté la refusait, il n'aurait pas lieu de croire qu'elle fût bien disposée à l'accommodement.

Les dépèches suivantes deviennent de plus en plus précises, pour ainsi dire formelles, à mesure qu'on approche de la date de la révocation de l'édit de Nantes.

Le 4 septembre 1682, Louis XIV écrivit de Versailles au cardinal d'Estrées : «... Enfin, comme vous connaissez fort bien les esprits avec lesquels vous avez à négocier, je m'assure que vous n'avancerez rien dont iis se puissent prévaloir, au cas qu'ils soient de mauvaise foi, et qui ne serve aussi à l'accommodement, si Sa Sainteté est bien résolue de le faire à ma satisfaction et de m' aider à achever la conversion de tout ce qui me reste de sujets hérétiques, qui par mes soins retournent tous les jours en foule au giron de l'Église, en sorte que de plus de 60 000 personnes qu'il y en avait dans la province de Poitou, 39 000 ont abjuré; il n'y en reste plus que 27 000,

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