‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 360 sur 373 · Correspondance de Rome, t. CCLXX, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. CCLXX, p

qui, selon toutes les apparences, pourront bien suivre dans peu l'exemple des autres, principalement s'ils voient une parfaite réunion entre le saint siège et moi1. »

On ne lira pas sans étonnement la lettre suivante, adressée de Versailles par Louis XIV au duc d'Estrées, le 22 janvier 1683; elle fait entrevoir les tripotages, les violences, les roueries qui se consommèrent contre les protestants : — « Mon cousin, vous savez que j'avais destiné les abbayes de Saint-Denis, de Saint-Germain des Prés et de Clunyà mon fils naturel légitimé, le comte duVexin, qu'il a plu à Dieu appeler à lui après une vie si innocente et si pure qu'il n'y a pas lieu de douter qu'il n'en jouisse à présent d'une aussi heureuse qu'éternelle; et comme l'emploi qui a été fait depuis longtemps par mes ordres de la plus grande partie des revenus de ces abbayes à soulager les nécessités de ceux qui n'étaient retenus dans les erreurs du calvinisme que par la crainte de se voir privés de tous les secours qu'ils recevaient de leurs parents et amis de cette religion, a si fort attiré les bénédictions divines sur l'exécution de mes desseins, que j'ai de jour à autre la satisfaction d'apprendre la conversion d'un nombre infini de mes sujets, qui, n'étant plus retenus par le fâcheux lien des besoins temporels, suivent sans peine les mouvements du Saint-Esprit et rentrent en foule dans le giron de l'Eglise, je suis persuadé que le pape, qui vous a toujours témoigné être sensiblement touché des admirables effets qu'ont produits mes soins et mes libéralités pour ramener tous mes dits sujets dans la bonne religion, sera bien aise de m'en faciliter les moyens, en consentant que le revenu de ces deux premières abbayes, après les réparations faites, soit entièrement employé à la conversion de ceux de la K.P.R., en sorte que ce grand ouvrage, qui est déjà si avancé, ne puisse être interrompu ni retardé par la cessation d'une

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