‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 361 sur 373 · Correspondance de Rome, t. GCLXXXIV, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. GCLXXXIV, p

partie des grâces dontDieu s'est servi (!) pour y donner un si bon acheminement. C'est ce que je désire que vous demandiez de ma part à Sa Sainteté, et vous l'assurerez en même temps que je ne prétends pas laisser plus longtemps l'abbaye de Cluny vacante, et que j'y nommerai au plus tôt une personne digne de la posséder. » Le roi ajoute que, si le duc peut avoir cette grâce par bref, ce sera le mieux ; sinon, qu'il se contente d'un consentement verbal, plutôt que de traîner cette négociation en longueur.

La lettre écrite de Valenciennes par le roi au cardinal d'Estrées, le 24 mai 1684, est non moins significative. J'ai fait dire au nonce Ranucci, écrit Sa Majesté, « que, comme après que j'aurai donné la paix à toute l'Europe, mon principe serait de réunir tous mes sujets dans une même croyance, et d'obliger tous les évoques à y donner toute leur application, je pourrai faire encore de nouvelles instances au pape pour agréer ceux que je pourrai nommer ; mais que, s'il continuait à me refuser la justice que ses prédécesseurs ont toujours rendue à ma couronne depuis le concordat, je serai peut-être obligé, quoique avec beaucoup de déplaisir, de recourir à d'autres voies moins conformes à mon inclination. Et quoique ce ministre ait répondu que le remède serait pire que le mal, néanmoins je m'assure qu'il rendra compte au cardinal Cibo de cette insinuation, et que Sa Sainteté y fera toute la réflexion quelle mérite. Sur ce1. »

Dans son audience du 11 septembre 1684, le duc d'Estrées dit au pape que le roi travaillait pour la religion ; que, depuis peu, cinq mille hérétiques s'étaient convertis en Alsace; et que les choses iraient encore mieux, si le pape voulait donner satisfaction à Sa Majesté2.

Un post-scriptum à la lettre du roi au duc d'Estrées, du

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