‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 363 sur 373 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

calomnies sont répandues, et interdisant les ministres qui les débitent dans leurs livres, leurs prédications ou leurs discours familiers, ou de faire procéder contre eux par les voies que le zèle et la justice de Sa Majesté lui pourront suggérer. Le plan de l'assemblée se réduit à trois choses : montrer le texte du concile de Trente et de la profession de foi sur ces articles ; en second lieu, les injures et les railleries des ministres qui nous imposent sur les dits articles ; et, en dernier lieu, se plaindre au roi pour arrêter et punir les excès de ces imposteurs. M. le nonce craint qu'en parlant de l'article du pape, on ne renouvelle les quatre propositions du clergé. On n'y pense pas, et il ne s'agit pas de cela; on mettra d'un côté ce que le concile de Trente et sa profession de foi disent du pape, sans y ajouter ni en diminuer une parole; on fera voir que les hérétiques le traitent injuri eu sèment du nom a" Antéchrist par leurs livres, leurs prédications et leurs discours; qu'ils calomnient sa dignité et sa personne, en disant de lui qu'il se croit ce que les catholiques le croient, au-dessus de Dieu, par un blasphème qu'ils vomissent et qui ne peut être assez détesté; et enfin, on suppliera très humblement le roi d'arrêter ou de punir ces énormes calomnies par les peines que Sa Majesté estimera les plus propres pour ce sujet. Les autres articles seront traités de même. Le pape ne peut en cela que remercier le roi, s'il goûte la pensée de l'assemblée du clergé et qu'il la protège de son zèle en faveur du père commun des chrétiens; et on ne comprend pas comment M. le nonce travaille pour s'opposer à ce dessein, où il n'y a rien que de saint et qui ne soit plein d'édification. » Dans la lettre qui accompagnait ce mémoire, il était dit, à la fin, que, « bien loin de se plaindre de ce mémoire, Sa Sainteté devait au contraire favoriser ce dessein et savoir gré au roi de l'appui qu'il y donnait1. » Ce qui ennuyait le pape, c'était de se voir lié à la foi du concile de Trente.

Page 1