Correspondance de Rome, t. CCLXXIV, p
3. Le cardinal d'Estrées au roi, les 27 et 28 août 1681 iibid., p. 211- 229).
des 10 et 15 septembre, il dit que, si le palais refusait les bulles à cet évêque, il ne faudrait pas le faire consacrer moribus anîiquis « sans avoir beaucoup pris les mesures auparavant avec le métropolitain et les évêques. » Il ajouta que, si le pape faisait quelque déclaration contre cette consécration, une telle déclaration serait « absolument inutile et abusive » ; que les séditieux ne pourraient pas s'en prévaloir, et qu'il « était assez vraisemblable que, si la consécration était autorisée de l'approbation et de la présence de l'assemblée générale, elle remédierait peut-être à ces inconvénients1 ». Le 18, au matin, il démontra au cardinal Cibo que le refus des bulles de Pamiers était une injustice et une violation du concordai; que ce concordat « liait Sa Sainteté à l'égard du roi, du clergé et des parlements nommément; » que l'on refusait les bulles « pour favoriser quelques restes misérables de séditieux; » enfin, « que ce procédé, qui ne pouvait être attribué qu'à une très mauvaise intention, augmenterait le juste dégoût de Sa Majesté». « Gybo, dit le cardinal d'Estrées, est demeuré convaincu de la justice de mes raisons. » Le pape ayant en même temps avoué à Favoriti que le duc d'Estrées l'avait embarrassé sur l'affaire de Pamiers, Favoriti lui répondit « qu'il suffisait de payer d'une exclusion sans alléguer de raisons 2 » . Tel était le dernier mot de la curie à bout.
Vers le 15 septembre, le duc d'Estrées eut une audience et le pape lui dit que le diocèse de Pamiers était trop divisé pour songer à y mettre un évêque, bien que le choix du neveu de l'archevêque de Bordeaux fût bon 3. Cette division rendait au contraire un évêque plus nécessaire que jamais ; mais Rome avait sa logique à elle.
Louis XIV répondit ainsi de Fontainebleau le 26 sep-