‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 6 sur 373 · Dépêche du 18 septembre 1681 {ibid., p · texte numérisé non relu

Dépêche du 18 septembre 1681 {ibid., p

3. Le ducd'Estrées au roi, le 17 septembre 1681 (iôid., t.CCLXXII, p. 189-209).

tembre aux précédentes lettres du cardinal d'Estrées : « L'expédient que vous proposez d'une protestation de la part de l'abbé de Bourlemont, en cas qu'on refuse de donner les bulles pour Pamiers, pourra être utile dans la suite du temps; mais il est bon de réserver l'examen de cette matière à l'assemblée du clergé, et d'attendre qu'on y ait pris les mesures nécessaires pour la soutenir contre toutes les résolutions que la cour de Rome pourrait prendre au préjudice du concordat, et faire revivre l'ancien usage de l'Église touchant les confirmations... Il serait bien inutile de recourir au cardinal Grimaldi, pour l'obliger d'écrire au pape tant sur ce sujet (du procèsverbal de l'assemblée de 1681) que pour porter Sa Sainteté à ne pas différer davantage de donner des bulles de révêchc de Pamiers à celui que j'ai nommé ; car, outre qu'on ne se doit pas beaucoup promettre des sentiments de ce cardinal sur ces deux affaires, d'ailleurs, il me paraît que ces négociations indirectes et toutes les remontrances qui lui pourraient être faites par quelquesuns des prélats de mon royaume qui ne peuvent s'éloigner de mes intérêts.., ne servent qu'à éloigner davantage Sa Sainteté de la satisfaction que j'en dois attendre, et à lui faire croire que ces tentatives ne sont que des effets d'un relâchement l. »

Le 2 octobre, Servient fit ressortir, dans une lettre à Croissy, combien la conduite du pape, en refusant les bulles en question, était contraire au concordat; et, comme le concordat était un contrat mutuel entre le pape et le roi, il ajouta formellement que sa violation par le pape faisait rentrer naturellement le roi dans son premier droit, et lui permettait de recourir aux anciennes règles antérieures au concordat. C'était faussement que le pape suspectait la doctrine des évêques nommés; car les articles de la Faculté de Paris, de 1663, étaient « bien plus forts » que ceux des assemblées du clergé de 1680

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