‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 7 sur 373 · Correspondance de Rome, t. CCLXX, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. CCLXX, p

et de 1681. Puisque les papes avaient donné des bulles aux partisans des premiers, à plus forte raison en devaient-ils donner aux partisans des seconds. Un tel refus était injurieux envers l'Eglise de France et envers les docteurs, parmi lesquels Servient cite Denysle Chartreux, d'Ailly, de Cusa, Almain, Gerson, Major, Innocent III, Adrien VI, les Facultés de Théologie de Paris, d'Erford (sic), Cracovie, Vienne, Cologne, etc. £ Trois jours après, le cardinal de Luca fit dire au cardinal d'Estrées parle prélat Jorri « que SaSainteté ne prétendait point donner d'atteinte au concordat, qu elle agréait le sujet proposé, qu'elle acceptait la nomination du roi et qu'elle ne l'acceptait pas, en voulant différer un peu l'expédition de cette Eglise, comme ilétaitarrivé quelquefois de beaucoup d'autres auxquelles Sa Majesté ne nommait pas toujours dans les six mois, et que, quand quelque raison l'obligeait de différer, il ne se plaignait pas cependant de l'inexécution du concordat. Le cardinal de Luca a ajouté comme de lui-même qu'avec un peu de temps les choses pourraient s'éclaircir, et c'est proprement la même exclusion qui subsiste enveloppée dans des termes honnêtes. » Le cardinal d'Eslrées répondit que Sa Majesté sentirait bien « l'amertume de ce refus, » et il ajouta au roi : « Comme ils nes'engagenl pas à persister dans leur refus, selon que la crainte les pressera, ils s'en pourront départir 2. »

Le 8 octobre, le cardinal d'Estrées déclara se soumettre à la décision que le roi avait prise par rapport au cardinal Grimaldi, et il n'insista pas sur une intervention de ce dernier 3. Le duc d'Estrées vit le pape, quelques jours après, et il en appela au concordat. Le pape lui répondit qu'il ne pouvait qu'adresser le nouvel évêque au chapitre, et que cela même lui était impossible, ce

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