Le même au même, le 15 juin 1683 (ibid., p
tience le travail de l'augustin Vanhec sur ce sujet; que, selon Cibo, il devenait « de plus en plus intraitable » ; qu'un religieux espagnol en qui il avait la plus grande confiance, l'avait en vain engagé à un accommodement, disant qu'un plus long délai causerait de grandes difficultés ta ses successeurs; qu'il lui avait répondu : « Nous ne changerons pas pour cela, et nos successeurs feront ce qu'ils jugeront à propos ; il arrivera ce qu'il pourra, ceux qui viendront après nous feront ce qui leur plaira l. » Le 22 juin, le cardinal d'Estrées ajouta que le pape voulait condamner la censure faite par la Sorbonne, par une bul'e du genre de celle qu'Alexandre VII avait publiée contre la censure de Vernan. Ce cardinal fit alors remarquer aux cardinaux Casanatta et Lauria que le jugement de la Sorbonne « ne touchait pas à l'infaillibilité du pape »; et lorsque Casoni vint exciter le cardinal Lauria, celui-ci lui répondit que l'explication de la Sorbonne était inattaquable 2. Ce fut ce même jour (22) que l'avocatgénéral Talon fit connaître au parlement la censure de la Sorbonne. On peut s'étonner, dit-il, que la faculté ait eu besoin de trois mois pour délibérer sur une proposition dont la fausseté est si évidente; mais on peut l'excuser à cause du grand nombre de docteurs qui avaient à donner leur avis, et dont plusieurs se sont appliqués à présenter, dans leurs discours, tout ce que l'antiquité ecclésiastique fournit de renseignements sur la question. Après son discours, Talon demanda la suppression de l'écrit de l'archevêque de Strigonie et de la thèse; et le lendemain, le parlement rendit un arrêt contre ces deux libelles.
D'après une dépêche de Servient du 13 juillet, l'archevêque de Strigonie répliqua à la censure de la Sorbonne ; deux censures contre les quatre articles étaient annoncées d'Allemagne, une de Pologne, une de Portugal,
1. Le même au môme, le 1er juin 1683 (Correspondance de Home, t. CCLXXXV, p. 466-478).