Le même au même, ïe °22juin 1683(i&id., p
et d'autres du royaume de Naples, de Milan et de Gênes. Rome intriguait partout pour en obtenir. <r Le prélat de Angelis, vice-gérant, n'a été en Toscane qu'à cette fin, bien que sous d'autres couleurs, et bien que M. le cardinal d'Estrées eût demandé en sa faveur à Sa Majesté, il y a près de deux ans, à la prière du cardinal Rospigliosi, un des brevets qu'on accorde aux chanoines de Saint-Jean de Latran. Le dessein du palais est que, quand ils auront par toutes les censures réduit la France à être seule de son opinion et même, selon eux, fort partagée, ils pourront alors, à coup sûr, publier une défense des propositions dans les termes les plus forts et les plus avantageux pour eux, en sorte que ce leur soit un chemin pour en venir ensuite à la constitution sur la régale... Le pape déguise ses sentiments véritables et fait à cette fin des honnêtetés à M. l'ambassadeur dans les chapelles et dans les audiences1. » Quant à la censure lancée contre la doctrine des quatre articles par l'inquisition générale d'Espagne, elle était le résultat de la politique et non du zèle religieux, inspirée, dit le cardinal d'Estrées « par une fureur aveugle contre la France et pour faire la cour à Sa Sainteté et la disposer à des projets de ligue * 2.
Servient raconta à Croissy, le 27 juillet, par quels stratagèmes quelques théologiens romains prétendirent infirmer le deuxième des quatre articles et soutenir la supériorité du pape sur le concile, contrairement au sens naturel des décrets du concile de Constance. Un Liégeois, nommé Scelestat (sic), à qui le pape venait de donner le titre de premier gardien de la bibliothèque vaticane à la place de l'abbé Gradi, prétendit fonder une attaque contre l'article susdit sur d'anciens documents découverts par lui à Rome, dans quatre bibliothèques (la Vaticane, la